Aaaah l’amour. Très souvent idéalisé, parfois surcoté, ce sentiment n’a pas fini de nous faire rêver… ou plutôt pleurer ? S’il est au centre de notre société, il est aussi le sujet privilégié des artistes, des écrivains, des musiciens, et surtout des cinéastes. Que vous soyez plutôt série romantique ou film à l’eau de rose, autant dire que le petit écran a de quoi alimenter vos fantasmes sur la relation idéale (ou pas). Des ennemis incapables de lutter contre leur alchimie, des star-crossed lovers ou des âmes soeurs tiraillés entre la raison et le coeur… On a listé les 8 plus belles histoires d’amour qu’on ne se lasse pas de (re)regarder.
Attention, ça va spoiler !
1 – Blair et Chuck dans Gossip Girl

Niveau de toxicité : 🔴🔴🔴
Quoi de mieux qu’un classique scénario de frenemies to lovers pour se mettre en jambe ? Dans Gossip Girl, le couple formé par Blair (Leighton Meester) et Chuck (Ed Westwick) en est l’exemple parfait. D’abord amis d’enfance, les deux personnages principaux vont se laisser emporter par les flots de la passion à l’occasion d’une soirée mouvementée – les fans de GG savent d’ailleurs que c’est LE moment où la série débute vraiment. Si Chuck tombe vite sous le charme de la belle brune, cette dernière n’éprouve manifestement que du dégoût à son égard. S’ensuit alors une relation conflictuelle entre les deux amants, entre guerre de pouvoir, manipulation et, contre toute attente, amour dévorant.
3 words, eight letters, say it and i’m yours.
Alors oui, ce n’est pas la relation la plus saine au monde. Chuck est loooin d’être parfait, et Blair aussi d’ailleurs. Mais il faut le dire : l’alchimie entre les deux acteurs crève l’écran. À tel point qu’il est difficile d’imaginer qu’ils ne se soient jamais fréquentés dans la vraie vie. Enfin, il faut dire qu’Ed Westwick s’est quelque peu pris au jeu de son personnage en s’imaginant au bras de Leighton dans la vraie vie. Sentiment non partagé, hélas…
2 – Pam et Jim dans The Office (US)

Niveau de toxicité : 🔵
Dans la famille des plus belles (et des plus longues au démarrage) histoires d’amour sur petit écran, on demande celle de Jim Halpert et Pam Beesly. Dans l’adaptation US de The Office – l’une des meilleures séries au monde si vous voulez notre avis – on suit “l’amitié” de deux collègues de travail. Alors, amitié entre gros guillemets car on comprend dès l’épisode pilote que Jim (John Krasinski) est rongé par ses sentiments pour Pam (Jenna Fischer). On apprend par la suite que cet amour est réciproque, malgré que cette dernière soit fiancée avec le catastrophique et horripilant Roy.
Pendant 2 saisons entières, on est partagés entre tendresse et frustration devant la relation ambigüe des personnages. Alors, quand Jim déclare (enfin) sa flamme lors de la fameuse Casino Night, c’est la consécration. Enfin, jusqu’à ce que Pam le recale… en douceur, certes, mais sans manquer de briser son cœur. Et le nôtre.
And… they lived happily ever after.
Après de nombreuses péripéties, nos deux amoureux transi sont finalement réunis. Un mariage et un enfant plus tard, ils filent le parfait amour. Pour notre plus grand bonheur !
📌 Note : à la fin de la saison 7, le personnage principal – notre très cher Michael Scott – quitte Dunder Mifflin, et accessoirement The Office. Un départ qui a sonné pour nous la fin de la série, bien qu’elle se poursuive encore pendant deux saisons. C’est d’ailleurs là que le couple Jim et Pam connaît quelques turbulences qui vont mettre leur relation à rude épreuve. En ce qui nous concerne, on a décidé de rester sur cette histoire parfaite qu’on quitte à la saison 7. Déni ou pas, ça nous va !
3 – Alisha et Simon dans Misfits

Niveau de toxicité : 🔴
Des connaisseurs parmi vous ? Souvent méconnue du grand public, la série Misfits nous montre que de grands pouvoirs impliquent de grandes (ir)responsabilités. Dans ce show british complètement décalé, de jeunes anti-héros héritent de super-pouvoirs à la suite d’un orage mystérieux. Et c’est dans ce contexte mis-figue (ou devrait-on dire Misfits ?), mis-raisin qu’Alisha (Antonia Thomas) et Simon (Iwan Rheon) vont vivre une histoire d’amour pas comme les autres.
Plot twist !
Ce qu’on aime dans cette love story, c’est le côté complètement inattendu. Si vous avez regardé la série, vous vous attendiez probablement à tout sauf à ça. Pourquoi ? Tout simplement parce que les deux personnages sont caractérisés dès le début comme étant diamétralement opposés. Alisha, c’est la fille populaire qui multiplie les conquêtes et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Simon, c’est le mec timide et un peu empoté qui se faisait harceler au collège. Bref, rien ne destinait les deux à tomber amoureux… et pourtant.
Alerte, (très) gros spoil
S’il y a bien une chose à savoir sur Misfits, c’est que l’ordinaire n’y a pas sa place. Pas étonnant alors si l’histoire des deux amants commence par un voyage dans le temps. Eh oui, dans la saison 2, Alisha souhaite démasquer “Superhoodie” après qu’il l’ait sauvée d’une agression. Quelle ne fût pas sa surprise en découvrant qu’il s’agit en fait de Simon… du futur. Ce dernier lui apprend d’ailleurs qu’ils sont en couple dans sa réalité à lui – avec des photos à l’appui, sinon ce n’est pas très crédible. Pas mal comme approche, non ? Surtout que ce Simon 2.0 est une version largement améliorée. Sûr de lui, agile, moins timide, plus musclé… Bref, impossible pour Alisha de résister. Après être tombée amoureuse du Simon du futur, ce sera donc à elle de construire son avenir avec le Simon du présent. La boucle est bouclée !
4 – Rory et Dean dans Gilmore Girls

Niveau de toxicité : 🔴🔴
On le sait, vous le savez : Dean ne fait pas l’unanimité chez les puristes de Gilmore Girls. Alors, si vous êtes team Jess – comme environ 90% de la population – ce paragraphe ne risque pas de vous plaire, auquel cas on vous conseille de passer directement au suivant. Et si vous êtes ouvert au débat, parlons de la relation chaotique, parfois problématique, mais tout de même très romantique entre Dean Forester (Jared Padalecki) et Rory Gilmore (Alexis Bledel).
Oh to be young and in love…
Pour ceux qui n’auraient pas regardé la série – on se demande ce que vous attendez – les premières saisons tournent autour de la rencontre entre les deux lycéens. Une bonne dose de regards mielleux, une pincée de papillons dans le ventre et beaucoup de maladresses… Bref, l’amour de jeunesse à l’état pur. C’est nouveau, c’est beau, c’est fragile mais c’est surtout vrai. N’en déplaise aux haters de Dean, ce dernier est extrêmement bienveillant et attentionné vis-à-vis de Rory (il lui a quand même construit une voiture). Contrairement à cette dernière qui est – comment dire ? – assez toxique. Mensonges, tromperies : il faut dire que la fin de la relation n’est vraiment pas jolie. Mais on en garde quand même un beau souvenir !
5 – Effy et Freddie dans Skins

Niveau de toxicité : 🔴🔴🔴
En parlant d’amour de jeunesse, on reste dans le thème avec ce couple qui a marqué toute une génération (on exagère à peine). Dans la série britannique Skins, la ténébreuse et mystérieuse Effy Stonem (Kaya Scoledario) rencontre l’attendrissant Freddie (Luke Pasqualino). On se souvient encore du premier regard que pose ce dernier sur la belle brune : un vrai coup de foudre.
Premier (et dernier) amour
Malgré cet instant flottant de love at first sight, cette relation n’a rien de sain. Et pour cause : Effy est un personnage plutôt torturé et extrêmement complexe. Elle a peur de l’amour, peur de l’engagement, et fini simplement par faire souffrir tous ceux qu’elle aime. Entre son incapacité à choisir entre Freddie et Cook – deux meilleurs amis, rappelons le -, ses agissements impulsifs et ses addictions à la drogue et à l’alcool, la relation ne cesse de s’effriter. On retient tout de même cette belle image dans le lac où les deux personnages se déclarent leur flamme, et cette fin tragique où l’amour demeure, malgré la descente aux enfers d’Effy.
6 – Charlotte et Georges dans La Reine Charlotte

Niveau de toxicité : 🔴
Dans ce préquel de la série à succès Les Chroniques de Bridgerton, on suit le couronnement de la reine Charlotte suite à son mariage arrangé avec le roi d’Angleterre. Fraîchement arrivée d’Allemagne, cette dernière se heurte à l’animosité de la reine douairière et à l’absence de son fiancé, qu’elle n’a encore jamais rencontré. Toutes les hypothèses lui traverse alors l’esprit… I think he may be a beast. Or a troll. Mais ces doutes s’efface très vite quand Charlotte (Indila Amarteifio) rencontre le charmant Georges (Corey Mylchreest) alors qu’elle essaye de s’échapper de son propre mariage (oui, oui). Elle a sa réponse : son fiancé est très loin d’être un troll.
Pour le meilleur et pour le pire
S’ensuit alors une histoire d’amour aussi belle que dévastatrice. Si le couple royal avait tout pour être heureux, c’était sans compter sur la maladie du jeune homme. Schizophrénie, démence ? À une époque où les troubles psychiatriques sont largement méconnus, et encore moins traités, le roi Georges a peu de chance de s’en sortir. Malgré la tragédie qui s’annonce, l’amour perdure. Mais la maladie a la peau dure…
7 – Fleabag et le prêtre dans Fleabag

Niveau de toxicité : 🔴
Si vous n’avez pas encore regardé cette mini-série britannique écrite par la brillante Phoebe Waller-Bridge, il est urgent d’y remédier. On suit la vie palpitante, angoissante et parfois terrifiante de l’héroïne, que l’on surnomme “affectueusement” Fleabag (en français, sac à puces). Marquée par le suicide de sa meilleure amie, cette dernière a du mal à garder la tête hors de l’eau. Il faut dire que sa famille un peu bancale sur les bords (difficile d’être équilibrée lorsque l’on a une belle-mère comme Matrigna), son petit-ami (trop) collant et ses plans culs foireux n’aident pas vraiment. C’était sans compter sur le transcendant hot priest, dont l’arrivée dans la vie de l’héroïne est comparable – dans la limite du raisonnable – à une apparition divine.
L’amour sous serment
Tomber amoureuse d’un prêtre ? Une nouvelle case que Fleabag peut cocher dans la liste de choses improbables qui n’arrivent qu’une fois dans une vie – voire jamais pour la quasi-totalité de la population. Faire un prêtre tomber amoureux à tel point qu’il hésite à rendre sa soutane et dire adieu à Dieu ? Également une case qu’elle peut se vanter d’avoir rempli. Alors on ne va pas rentrer dans les détails de cette relation qui peut être interprétée de façon métaphorique comme la (re)connexion de Fleabag à Dieu, ou du moins à un univers, une croyance spirituelle, alors qu’elle se trouve justement à un carrefour de sa vie où elle ne croit plus en rien. On dira seulement que les deux ont tout de même vécu une belle histoire, en dépit de leur amour interdit. En revanche, on ne se remettra jamais de la scène finale.
I love you.
It’ll pass.



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